| ACTUALITE et RESSOURCES HUMAINES
Testing sur les discriminations :
Le Centre d’analyse stratégique
a commandé une étude qui a pour objet d’évaluer
les pratiques discriminatoires liées à l’origine
qui entravent l’accès à l’emploi des jeunes
de banlieues d’Île-de-France. Cette étude s'appuie
sur un testing mesurant cinq grandes familles d’indicateurs
de l’existence de discriminations.
À cette fin, les auteurs ont créé
huit profils de demandeurs d’emploi uniquement distincts les
uns des autres par leur nationalité, la consonance de leur
nom et celle de leur prénom, dans les trois cas soit française
soit marocaine, critères auxquels ils ont adjoint celui de
la commune de résidence, réputée favorisée
ou non favorisée.
Ils ont ensuite répondu simultanément
à 264 offres d’emploi, de comptables d’une part
et de serveurs de restaurant d’autre part, par des grappes
de huit candidatures factices couplées, c'est-à-dire
en tous points similaires deux à deux, exception faite de
la ou des caractéristique(s) a priori non productive(s) dont
l’effet discriminant est testé de manière cumulée
ou isolée, à savoir la nationalité étrangère,
l’usage d’un patronyme ou d’un prénom étranger
et la réputation de la commune de résidence.
Afin de limiter le risque de détection du testing, les candidatures
ont été différenciées à la marge
par des caractéristiques de forme.
Au total, 2 112 CV et lettres de motivation d’hommes
âgés de 18 à 22 ans13 ont été
envoyés sur une période de deux mois, entre début
octobre et fin novembre 2006.
Si l’on entend par taux de réussite,
le fait que le candidat fictif soit convié à un entretien
d’embauche en réponse à sa candidature, alors
les taux de réussite globaux ont été d’un
peu plus de 3 % pour le secteur de la comptabilité, soit
34 réponses positives pour 1 097 candidatures envoyées
et de 9,5 % pour le secteur de la restauration, soit 89 réponses
positives pour 938 candidatures envoyées.
Le faible taux de réponse dans le secteur de la comptabilité
conduit à prendre avec précaution les résultats
obtenus dans ce secteur.
Les résultats montrent que, si la nationalité
ne ressort pas, en elle même,comme un critère de discrimination
statistiquement significatif, l’effet cumulé de la
nationalité et du nom s’avère bien discriminant
et amplifié par l’effet du prénom.
Si l’on attribue un indice de réussite
de 100 aux candidats à un poste de comptable ayant un nom
et un prénom français, cet indice n’est que
de 82 pour un candidat de prénom français et de nom
marocain, de 35 pour un candidat de nom et prénom marocains
(FMM), le taux de réussite pour les candidats de nationalité
marocaine étant, quant à lui, statistiquement non
significatif.
Pour les serveurs, ces indices de réussite
sont respectivement de 64 pour un candidat de prénom français
et de nom marocain, 36 pour un candidat de nom et prénom
marocains et 28 pour un candidat de nationalité marocaine.
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l’étude : ici
Sécurisation des parcours : un droit de l'activité
professionnelle préconisé par un rapport au COE
Dans un rapport discuté le 25 janvier 2007
par le groupe de travail "sécurisation des parcours
professionnels" du COE (Conseil d'orientation pour l'emploi)
intitulé : contrat de travail, sécurisation des parcours
professionnels et efficacité économique, Jacques Barthélémy,
Gilberte Cette, Pierre-Yves Verkindt, proposent quelques orientations
de réforme visant à la fois à sécuriser
davantage les parcours professionnels et à renforcer l'efficacité
du droit du travail.
Plus
de détails en cliquant ici : rapport
La réduction du temps de travail : révélateur
et source de développement des relations professionnelles
en entreprise
Plus de neuf établissements sur dix d'au moins
20 salariés déclarent avoir procédé
à une réduction du temps de travail (RTT) entre 1996
et 2003. Ceux qui l'ont fait en 1999 ou avant se différenciaient
beaucoup des autres en matière de relations professionnelles.
Plus nombreux parmi les grandes entreprises, ils étaient
les mieux dotés en délégués syndicaux
et en institutions représentatives du personnel et ils le
sont restés. Les entreprises ayant réduit la durée
du travail tardivement ou ne l'ayant pas réduite, majoritairement
de petite taille, en étaient le plus dépourvues.
Plus de détails en
cliquant ici
Le contrat nouvelles embauches un an après
Une seconde enquête Dares/Acoss sur l'utilisation
du contrat nouvelles embauches, réalisée en octobre
et novembre 2006, a porté sur les intentions d'embauche de
mai 2006. La DARES publie dans un numéro des "Premières
Informations Premières Synthèses" les premiers
enseignements de l'étude. Parmi les personnes embauchées
en CNE en mai 2006, seuls 60 % des salariés travaillent encore
dans l'entreprise six mois après, contre 77 % en CDI classique.
Au bout d'un an, l'écart entre les deux formes de contrat
se creuse un peu plus. Parmi les salariés embauchés
en CNE au mois d’octobre 2005, la moitié (49 %) travaillait
encore dans la même entreprise au bout de douze mois, contre
68 % des CDI.. Sur un an, un sur quatre a démissionné
et le quart restant a quitté l'entreprise à l'initiative
de l’employeur ou d'un commun accord avec ce dernier. Les
recours en justice ne sont pas plus nombreux que dans le cas des
CDI classiques. D'après l'enquête, seulement 4 % des
CNE rompus entre le 6e et le 12e mois ont donné lieu à
un recours en justice.
En mai 2006, comme en octobre 2005, les entreprises
et les associations de moins de 20 salariés utilisent principalement
le CNE pour pallier une incertitude sur l'activité de l'entreprise
ou pour tester plus longtemps les compétences du salarié
embauché. Cette deuxième édition confirme la
faible proportion de créations d'emplois : 8 % des chefs
d'entreprise ayant embauché en CNE en mai 2006 déclarent
qu'ils n'auraient pas embauché sur le poste de travail si
le CNE n'avait pas existé et près de 20 % déclarent
que ce nouveau contrat leur a permis d'anticiper l'embauche. Les
transformations de CNE en CDI de droit commun restent extrêmement
rares.
Le gouvernement s'attaque à la sécurisation
du CNE. A partir du 1er mars, les salariés en CNE qui auront
été licenciés ou auront démissionné
bénéficieront d'un accompagnement individuel et personnalisé
dès le premier mois, vient d'annoncer Gérard Larcher,
le ministre délégué à l'Emploi.
Plus de détails en cliquant ci dessous :
Dares/Acoss
- Premières Informations Premières Synthèses
2007-09.1 mars 2007
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